Le chantier de rénovation de l’Hôtel de Ville est désormais achevé, après deux années de travaux.
À la suite de son inauguration le 7 février 2026, le bâtiment accueille de nouveau le public et les agents municipaux.
Les interventions réalisées ont porté sur la modernisation des espaces, l’accessibilité,
l’organisation de l’accueil, la performance énergétique et le confort d’usage.
Aurélien Maillard, architecte de l’agence MAIA (Maillard Architectes Associés),
chargé de la conception et de la réalisation du projet, revient sur les principales
orientations retenues pour cette opération.
Une architecture issue de plusieurs périodes
« Lors de nos premières visites, le bâtiment présentait une grande hétérogénéité architecturale.
Le corps central, ancienne école municipale, avait été transformé en mairie, puis complété
au fil du temps par différentes extensions correspondant à des périodes distinctes.
Cette superposition de constructions rendait l’ensemble peu lisible.
Par ailleurs, l’accessibilité du bâtiment ne répondait plus aux normes applicables
à un établissement recevant du public. Le projet a donc porté en priorité sur les rez-de-chaussée,
avec la création d’un accès adapté aux personnes à mobilité réduite. »
Amélioration du confort et de la performance énergétique
« Les façades d’origine présentaient des déperditions thermiques. Elles ont été remplacées,
tout comme les menuiseries, et une isolation a été réalisée.
Le bâtiment est désormais équipé d’un système de chauffage par géothermie,
complété par un dispositif de rafraîchissement destiné au confort d’été. »
Préserver des éléments existants
« L’étude des archives a permis d’identifier des éléments caractéristiques de l’ancienne école,
notamment la présence d’une horloge en toiture. Une horloge a été réinstallée à cet emplacement.
L’objectif était d’inscrire le projet dans la continuité de l’histoire du lieu,
tout en l’adaptant aux usages actuels. »
Visiter l’Hôtel de Ville en visite virtuelle
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Le matin s’étire sur la place Anatole France, encore traversée par les bruits sourds des engins et les éclats de lumière sur les palissades. Le marché d’autrefois n’est plus, notamment du fait du Covid et de l’évolution des usages, mais il laisse dans son sillage une mémoire encore vive, presque tangible, qui se mêle aujourd’hui à l’espoir d’un renouveau attendu.
Face à ce chantier qui transforme le quotidien, les commerçants esquissent déjà, chacun à leur manière, les contours de la future place : celle qui redonnera souffle, fierté et vitalité au cœur du quartier.
Magali, fleuriste chez Primavera, évoque l’avenir avec pragmatisme et sensibilité :
« On attend tous demain avec impatience : une vraie place, ouverte, accueillante. Mais comme pour une maison qu’on rénove, il faut accepter les désagréments. Le plus dur, c’est de se dire : j’espère qu’ils continueront à venir malgré les travaux. »
Charity, courtière en assurance, observe le chantier comme un indicateur du futur :
« Pour l’instant, c’est compliqué : un espace étroit, des flux de voitures, peu de lisibilité. Mais je suis convaincue que la place finie apportera plus de sécurité et une nouvelle dynamique. Beaucoup attendent de voir… moi aussi. »
Mieux circuler, mieux se stationner, mieux respirer
Petra, pharmacienne, pense avant tout à ses clients les plus fragiles :
« Les personnes âgées ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à manœuvrer. Tout est en biais, serré, parfois glissant. Demain, avec des trottoirs plus larges et plus lisses, on gagnera en sérénité. On espère aussi l’arrivée de nouveaux services, comme des médecins. »
Un peu plus loin, Dimitri, primeur, suit l’évolution du projet avec attention :
« Le stationnement central nous a d’abord inquiétés. Puis, en retravaillant les plans avec la municipalité, on s’est rendu compte que c’était plutôt bien pensé : ouvert, fluide, sécurisé. La vraie crainte reste la fermeture pendant les travaux. Sans communication claire, les habitants risquent d’éviter la place. »
Des terrasses, de nouveaux usages, le plaisir de s’arrêter
Pour Kartal, gérant du bar-tabac, la transformation ouvre de nouvelles perspectives :
« Avec de vrais trottoirs, je pourrai installer quelques tables. Les voitures ne seront plus collées aux vitrines. On respire davantage, on attire autrement. »
Sonny, restaurateur de Chez Nany, imagine déjà les premiers soirs en terrasse :
« Le jour de l’inauguration, si la communication est à la hauteur, je suis persuadé que tout le quartier va revivre. On va enfin ressembler à un vrai petit centre-ville. »
Un nouveau chapitre pour le quartier
Installée depuis quinze ans, Nathalie, opticienne, porte un regard à la fois lucide et confiant :
« La place s’essoufflait, il fallait agir. Oui, les mois à venir seront difficiles, mais je suis convaincue que le résultat sera à la hauteur. Juillet 2026 est très attendu. »
Dans cette attente se mêlent nostalgie et prudence, mais c’est surtout une ambition collective qui se dessine. Une place pensée comme un véritable carrefour de vie, végétalisée, apaisée par une zone 30, sécurisée, et rendue plus durable par un éclairage LED. Un espace réinventé, bien plus qu’un simple lieu de passage.
Catégorie : La ville
Retour sur Halloween à Vigneux-sur-Seine
Une soirée conviviale et frissonnante au complexe sportif et culturel de la Concorde
Vendredi 31 octobre, de nombreux Vigneusiens se sont retrouvés au complexe sportif et culturel de la Concorde pour célébrer Halloween dans la bonne humeur et une ambiance pleine de frissons.
Au programme : maquillages monstrueux, animations thématiques, ateliers créatifs, parcours hantés, musique et des sourires à faire fondre même les citrouilles.
La Ville adresse ses remerciements :
aux services municipaux et agents de la Ville mobilisés,
aux bénévoles pour leur implication,
aux 20 tremplins citoyens pour leur énergie et leur enthousiasme,
et à toutes les familles, enfants et jeunes venus participer à cette belle soirée.
Un grand bravo pour vos costumes créatifs et votre enthousiasme collectif, qui ont fait de cet Halloween 2025 un moment inoubliable.
Mention spéciale à la troupe de théâtre La Relève Bariolée pour ses prestations immersives et son énergie créative.
Date : Vendredi 31 octobre 2025 Horaires : de 17h30 à 20h30 Lieu : Complexe sportif et culturel de la Concorde – 1 rue du Maréchal Leclerc, Vigneux-sur-Seine
Galerie photos
Entrée – Concorde Les Vigneusiens Photo de groupe Moments en photos Les Vigneusiens pendant Halloween Poupée maléfique Stands Stand Danse avec les Sorciers Le Docteur fou Le Boucher de Vigneux Avec artistes & élus
Ambiance Halloween – CSC de la concorde Ambiance Halloween – CSC de la concorde Ambiance Halloween – CSC de la concorde Ambiance Halloween – CSC de la concorde Ambiance Halloween – CSC de la concorde Ambiance Halloween – CSC de la concorde
Dans la cour de l’école Louise-Michel, une butte ancienne, témoin des générations d’élèves ayant couru et grimpé à son sommet, s’était muée en obstacle : peu adaptée aux activités pédagogiques, obsolète au regard des normes de sécurité et difficile à relier aux ambitions écologiques de la ville.
Trois agents municipaux : Stéphane, Yann et Fabien ont pris le chantier en main, incarnant le service public dans sa dimension la plus concrète et humaine, mêlant savoir-faire, rigueur et engagement pour transformer ce relief en un véritable îlot de fraîcheur, un espace de vie, d’ombre et de découvertes pour les enfants.
En régie directe, ils ont orchestré chaque étape : démolition, tri des gravats, nivellement et préparation d’un sol fertile, prêt à accueillir apprentissage, curiosité et découvertes des enfants. « Ce n’était pas seulement déplacer de la terre, c’était créer un lieu sécurisé et stimulant », confie Yann. « Chaque geste portait du sens ; car cet espace va devenir un refuge ombragé, un terrain d’éveil où la nature et l’émerveillement se rencontrent. ».
Un travail d’équipe et de terrain : l’engagement des agents municipaux
Le chantier fut titanesque : 200 tonnes de gravats retirées et triées pour le recyclage, sous la chaleur écrasante des journées d’été. Chaque couche de terre posée et compactée – dix tonnes au total – préparait patiemment le futur îlot de fraîcheur. Bientôt, bordures et goudron viendront délimiter cet espace, avant l’intervention des agents des espaces verts pour planter huit « Morus » (mûriers de Chine, stériles mais généreusement ombragés), offrant abri et douceur, suivis de l’engazonnement qui viendra parfaire cette métamorphose en un lieu vivant, accueillant et propice aux jeux et aux découvertes.
Au-delà de l’aspect matériel, ce projet incarne pleinement les valeurs du service public : solidarité, engagement et responsabilité. « Nous avons travaillé ensemble, en ajustant nos efforts et en nous soutenant », explique Fabien. « Voir notre travail prendre forme et transformer le quotidien des habitants procure une véritable satisfaction. C’est aussi la fierté de laisser une empreinte durable, visible et vivante pour les générations futures. ».
Pédagogie, nature et fraîcheur : quand la cour devient un lieu d’apprentissage
Pensé pour être à la fois pédagogique et écologique, cet espace offrira aux enfants l’occasion d’observer la nature, de suivre le rythme des saisons et de découvrir la vie des insectes, tout en profitant d’un lieu sûr, apaisant et rafraîchissant. « Quand on sait que ces arbres offriront un abri, un espace de jeux et d’apprentissage, on se sent réellement utiles », confie Yann.
À Louise-Michel, la simple butte s’est muée en îlot de fraîcheur, un geste pour la ville, pour les enfants et pour l’environnement. Une œuvre collective où technique, engagement et poésie s’entrelacent, rendue possible grâce à l’implication de nos agents. Sous le soleil de l’été, Stéphane, Yann et Fabien ont semé bien plus que des arbres : un souffle de vie, un refuge d’ombre et de jeux, un espace d’éveil à la nature, et une part vivante, généreuse et durable de service public, offerte aux générations futures !
Catégorie : La ville
Longtemps silencieux, le bâtiment du marché Anatole-France semblait figé dans le temps, témoin immobile des allées et venues d’hier. Aujourd’hui, son démantèlement ouvre une page nouvelle : une place publique végétalisée, où chaque pierre et chaque arbre dialoguent avec le passé et annoncent le futur. Entretien avec Cédric Bigot, du bureau d’études AECI, et Marion Catoire, paysagiste de l’agence LARBRACAM, qui orchestrent cette renaissance, transformant le lieu en un espace où le temps suspend son pas, où chaque regard et chaque souffle deviennent témoins de la poésie urbaine en marche…
Vigneux le Magazine (Vlm): La silhouette du marché a disparu, mais son ombre persiste dans la mémoire des habitants. Comment imaginer le renouvellement de cet espace chargé d’histoire ?
Cédric Bigot (CB) : La place, organisée autour des commerces de proximité (opticien, pharmacie, boulangerie, restaurant, primeur) et des services publics (mairie de quartier, Poste), conserve l’empreinte de l’ancienne Halle, aujourd’hui démolie, dans sa géométrie et la convergence des voiries. En concertation avec la Ville et sur la base d’une enquête auprès des riverains, ma consoeur paysagiste et moi avons choisi de respecter cette géométrie, en profitant de la perspective offerte par la démolition. Toutefois, la présence des lignes de bus, leurs girations importantes et les réseaux souterrains, certains récemment remplacés, imposent des contraintes techniques et réglementaires incontournables. La réfection de la place devient ainsi une équation complexe entre technique, réglementation et attentes des habitants et commerçants.
Vlm : Entre la nostalgie des étals disparus et les besoins d’un territoire tourné vers demain, comment tresser mémoire et modernité dans l’aménagement ?
CB :Les usages d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui, et les contraintes réglementaires, notamment autour des réseaux enterrés et de la loi LOM (loi d’orientation sur les mobilités), encadrent déplacements, circulation et aménagement des espaces publics pour favoriser les mobilités durables. Nous proposons donc des scénarios d’aménagement, en concertation avec riverains, commerçants et services municipaux. Dans cet espace restreint, il faut concilier usages, besoins et contraintes techniques. Le projet a évolué au fil des échanges avec les commerçants, avec des arbitrages nécessaires mais toujours guidés par la recherche de solutions. Conserver la géométrie du lieu tout en réinventant ses espaces permet de préserver son identité, de valoriser l’espace et de le rendre plus apaisé.
Vlm : Comment faire respirer la place tout en la rendant vivante, ombragée et accueillante, au service des habitants et des commerces alentours ?
CB :La place se transforme en un espace ouvert et végétalisé, loin d’un simple parking ! Le projet libère un volume autrefois dense pour offrir une perspective sur l’îlot central, où le végétal devient l’âme du lieu : sept arbres y seront plantés, accompagnés de massifs de végétation basse dès que les contraintes techniques le permettront. Les stationnements en pavés béton végétalisés favorisent l’infiltration des eaux de pluie, tandis que l’espace central, apaisé et harmonieux, fait du végétal la signature de la place, conciliant usages pratiques et moments de détente.
Vlm : Comment le mobilier urbain peut-il accueillir rencontres, repos et temps forts de la vie locale ?
CB :La place Anatole France n’est pas figée : son îlot central peut accueillir le stationnement pour soutenir les commerces ou, selon les occasions, se transformer en espace de manifestations, d’échanges et de rencontres, animant ainsi la vie du quartier. De nouveaux candélabres LED seront installés autour de la voie, apportant confort, sécurité et lumière chaleureuse, et participant pleinement au renouveau et à l’atmosphère conviviale de la place.
Vlm : Le flux de circulation se lit comme une partition : piétons, vélos et voitures doivent coexister en harmonie. Quelles intuitions ont guidé votre orchestration pour concilier fluidité et sécurité ?
CB :Chaque projet de réaménagement est une équation à multiples inconnues. Avec ma consoeur, nous avons arpenté les lieux et observé leur fonctionnement, pour définir les grandes lignes du projet selon une grille multicritères :
Maintenir l’îlot central en réduisant son emprise si possible ;
Redimensionner la chaussée pour fluidifier la circulation et garantir la sécurité ;
Conserver du stationnement pour dynamiser les commerces ;
Adapter les trottoirs aux normes pour un déplacement piéton sûr et agréable ;
Végétaliser l’îlot central et créer un espace de rencontre flexible ;
Revoir signalisation et marquages pour la sécurité de tous ;
Tenir compte des contraintes de trafic et de giration.
Au final, le projet vise la continuité et l’évolution du lieu : intégrer le végétal, réduire l’imperméabilisation et offrir confort et sécurité aux riverains et usagers.
Toute transformation apporte son lot d’épreuves invisibles.
Vlm : Dans la réhabilitation de cette place autrefois dédiée au marché, quels défis majeurs avez-vous rencontrés ? Techniques, patrimoniaux ou sociaux, quels obstacles ont marqué votre travail ?
CB :Chaque projet comporte ses contraintes. Nous avons adapté plusieurs fois notre plan aux réseaux existants, aux girations imposées par les trois lignes de bus, aux besoins de stationnement et de livraison, au nivellement et aux revêtements. La disponibilité et les échanges avec les services municipaux, riverains et commerçants sont essentiels : l’aménagement leur est destiné. On ne peut satisfaire tout le monde à 100 %, mais la concertation fait partie intégrante du processus et nous permet d’expliquer nos choix.
Vlm : Au-delà de la pierre, du végétal et du mobilier, une place raconte toujours une émotion. Quel sentiment intime espérez-vous voir naître chez les Vigneusiens lorsqu’ils découvriront ce nouveau lieu de vie ?
CB :Le projet parfait n’existe pas, simplement parce que nous ne partons jamais d’une feuille blanche ! Nous devons nous inscrire dans ce qui existe et existera encore après notre travail. Notre souhait est que cette place, au fil du temps, devienne un lieu où riverains et commerçants puissent se reconnaître, se rencontrer et s’approprier pleinement cet espace de vie.
Catégorie : La ville
Au croisement des vies, l’Hôtel de Ville s’apprête à renaître. Plus qu’un édifice administratif, il est la respiration « civique » de la cité, réhabilité avec minutie pour conjuguer mémoire et devenir. Dès les premiers mois de 2026, il rouvrira ses portes. L’architecte Aurélien Maillard nous en dévoile ici la vision : un équilibre délicat entre patrimoine, innovation et service du bien commun…
Pouvez-vous vous présenter et expliquer votre rôle dans cette réhabilitation ?
Architecte DPLG diplômé de Paris-Val-de-Seine, je dirige depuis 2010 l’agence MAIA, engagée dans une architecture publique sensible, durable et tournée vers l’humain. En ces lieux, j’ai porté cette réhabilitation de l’étude urbaine au suivi de chantier, en concertation étroite avec les élus, pour offrir aux habitants un lieu de vie, de service et de dignité partagée.
Depuis quand travaillez-vous sur ce chantier et quelle a été votre première impression ?
Lors de ma première visite, en 2023, j’ai découvert une composition architecturale en strates : briques rouges de 1906, ossature métallique des années 60, extension des années 80. Cette « empreinte superposée » racontait une histoire silencieuse. Le défi : faire dialoguer ces époques sans les effacer, révéler l’esprit du lieu tout en le rendant lisible, traversant, vivant.
Quels défis techniques avez-vous rencontrés ?
Rénover un bâtiment hétérogène suppose un équilibre entre performance et préservation. Nous avons choisi une isolation extérieure, une ventilation double flux et des menuiseries aluminium à double vitrage, pour offrir à la fois confort thermique, acoustique et lumière naturelle. Les exigences incendie ont également guidé chaque détail. La technicité s’efface ici au profit d’un usage apaisé.
Quel rôle joue l’extension du hall dans cette recomposition ?
Elle devient le coeur d’un parcours fluide, un seuil de lumière et de clarté. L’emmarchement, la rampe discrète et la porte vitrée de 1,40 m incarnent physiquement l’inclusion républicaine. Rien n’est démonstratif, tout est pensé pour accueillir avec évidence. Les stationnements, eux, sont maintenus dans l’espace public, intégrés avec sobriété au parvis.
Comment articulez-vous cette extension avec l’ancien bâtiment ?
Le métal, traité ici avec finesse, entre en résonance avec les autres matériaux. Le grand auvent en colonnade blanche crée une continuité élégante, unifiant les volumes dans une écriture fluide. Inspiré des galeries italiennes, il trace un seuil protecteur, un espace de transition douce entre la ville et l’institution.
Pourquoi ce choix de matériaux pour les façades ?
Le bardage Trespa beige et les bandeaux d’aluminium blanc apportent une douceur contemporaine et une luminosité sobre. Les grandes vitrines du hall sont autant d’ouvertures symboliques : Elles laissent entrer le jour comme un geste de transparence, une invitation à franchir le seuil d’une maison commune accessible.
Comment cette unité se traduit-elle dans l’ensemble du projet ?
Une ligne horizontale discrète relie les différentes strates bâties. La colonnade élancée joue avec la lumière, dessinant un rythme apaisé. L’auvent marque les seuils, et la pergola, fine armature végétale, devient l’expression d’un accueil subtil, presque tactile. Face à elle, l’agora sera un lieu de parole, d’écoute et de rencontres citoyennes.
La pergola semble être un geste très symbolique…
C’est le cœur sensible du projet. Elle filtre la lumière, offre un abri, accueille le végétal. Elle est architecture et paysage, structure et souffle. Elle symbolise une mairie ouverte, à la fois ancrée et vivante, offrant aux habitants un espace de pause, de dialogue et de respiration partagée.
Pourquoi conserver le grand conifère ?
Ce conifère est un repère vivant. Il inscrit la mairie dans une continuité organique avec son passé. Nous avons pris soin de protéger ses racines, car il porte en lui une forme de sagesse silencieuse. Il dialoguera avec la pergola dans un entrelacs de nature et d’architecture, de permanence et d’accueil.
L’horloge restaurée aura-t-elle un rôle particulier ?
Elle sera à la fois repère temporel, balise symbolique et marqueur républicain. En façade, elle rappellera que la mairie est le lieu du « temps commun », celui des décisions, de la mémoire et de l’avenir. Elle inscrira l’édifice dans une respiration partagée entre les générations.
Quel regard portez-vous sur les usages quotidiens du lieu ?
La mairie est un lieu de démarches, parfois d’attente, souvent d’inquiétude. Il faut donc rassurer, fluidifier, offrir une lisibilité immédiate. Le grand hall traversant, baigné de lumière naturelle, sera centré autour d’un guichet unique. Les espaces dédiés aux agents ont été repensés avec soin : lumière, confort, bien-être. L’accueil réussi naît du soin apporté à ses acteurs.
Comment ce projet rapprochera-t-il la mairie des Vigneusiens ?
Par sa lumière, sa clarté, son humilité, ce bâtiment transformé renonce à l’austérité d’hier pour devenir un lieu de passage et de partage, accessible, apaisant, hospitalier. Une architecture qui dit sans emphase : « ici, vous êtes attendus ». C’est par la confiance et la beauté simple que renaît le lien civique.
Un dernier mot ?
L’architecture publique est le miroir tendre d’un partage, une « caresse » posée sur l’horizon du quotidien.
À Vigneux-sur-Seine, elle se tisse dans la lumière d’une pergola ouverte au ciel, dans le souffle préservé d’un arbre devenu mémoire vivante, dans l’ombre complice d’une colonnade qui veille.
Ici s’élèvera une maison républicaine réinventée : humble comme le service public, forte des fondations du vivre-commun, ouverte sur un avenir que l’on bâtit pas à pas…
Catégorie : La ville
Lieux d’information et de consultation, les Conseils de quartier sont des organes de démocratie participative qui ont pour objet l’amélioration du cadre de vie tout en permettant aux Vigneusiens de participer activement aux décisions .
Ils ont aussi pour rôle d’informer les habitants et ceux qui participent à leur vie quotidienne, comme les commerçants, sur des sujets d’intérêt général, sur les divers projets de la municipalité ou sur tout sujet relevant de l’actualité communale.
Les trois secteurs principaux de la ville : Concorde, Fleurs et Lac ont été divisés en sept Conseils de quartier. Animé par son président, adjoint au maire, et par un co-président qui sera choisi parmi les habitants du quartier concerné, le conseil se réunit trois fois par an.
La séance est bien sûr ouverte à tou(te)s les Vigneusien(ne)s, quel que soit leur quartier de résidence, même si les sujets abordés concernent particulièrement les habitants du quartier en question.
Après chaque réunion, un compte rendu est élaboré. Il est adressé à toutes les personnes qui en font la demande.
Ceux de la 1ère session 2025 sont aussi disponibles ci-dessous :
La Ville de Vigneux-sur-Seine, au travers du Service Animation et Information Jeunesse (SAIJ), poursuit son engagement en faveur de la jeunesse en publiant une plaquette recensant les dispositifs mis en place pour accompagner les 16-25 ans dans leur parcours. De la formation à l’emploi, en passant par l’engagement citoyen et la mobilité, la Ville propose un large éventail de solutions adaptées aux besoins des jeunes vigneusiennes et vigneusiens… L’insertion professionnelle est au coeur des priorités municipales avec plusieurs initiatives dédiées :
Booste ta candidature et But vers l’emploi
Des ateliers spécialisés pour optimiser CV, lettres de motivation et préparation aux entretiens.
Tremplin Citoyen
Une opportunité pour les 15-17 ans de s’impliquer dans une association ou une collectivité tout en bénéficiant d’une aide de 200 €.
Pass’ ton BAFA
Un financement à hauteur de 50 % pour permettre aux jeunes de 16-25 ans de se former à l’animation.
Aide au permis de conduire
Un soutien financier de 500 € pour favoriser l’autonomie et l’accès à l’emploi des 18-25 ans.
Formation CACES
Un accès à cette certification pour 150 € au lieu de 600 €, facilitant l’intégration dans les secteurs de la logistique et de l’industrie.
Formations et événements à ne pas manquer en 2025
La Ville accompagne les jeunes dans leur parcours avec plusieurs rendez-vous incontournables cette année. Voici les événements et sessions de formation à venir :
Formation PSC1 (secourisme) : Apprenez les gestes qui sauvent ! Pour seulement 10 €, quatre sessions sont programmées : 23 avril, 16 juillet et 29 octobre 2025
Sessions BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur)
Envie de travailler dans l’animation ? Deux formations sont proposées : Formation de base : du 12 au 19 avril 2025
Session d’approfondissement : du 20 au 25 octobre 2025
Forum emploi «But vers l’emploi»
Une opportunité unique de rencontrer plus de 25 entreprises et organismes de formation :
Mardi 20 mai 2025
Renseignements au SAIJ
72, av Henri-Barbusse 91270 Vigneux-sur-Seine
E-mail : accueilpij@vigneux91.fr
Tél : 01 69 40 08 91 ou 01 69 40 40 76
Catégorie : La ville
Face à un contexte économique tendu (inflation, hausse des coûts de l’énergie et des taux d’intérêt), la municipalité veille à maintenir des services publics de qualité tout en poursuivant des investissements structurants. Joël Gruere, adjoint au Maire en charge des finances, nous présente les enjeux et les choix budgétaires de la Ville.
Quelles sont les grandes priorités ?
Elles se concentrent sur la maîtrise des finances et la qualité des services publics, avec les objectifs suivants :
Stabilité fiscale et maintien des taux d’imposition.
Investissements dans la rénovation de l’Hôtel de Ville, la vidéoprotection, la modernisation des équipements scolaires et sportifs et la voirie.
Gestion rigoureuse des dépenses pour dégager une épargne nette sans alourdir l’endettement.
Soutien aux associations et services sociaux avec des subventions stables.
En matière de sécurité :
467 000 € pour moderniser la vidéoprotection et le Centre de Supervision Urbaine.
Acquisition de caméras-piétons et d’un nouveau véhicule pour la police municipale.
Subvention de 194.580 € pour renouveler les équipements de vidéoprotection.
Mise en conformité du Plan Particulier de Mise en Sûreté dans les écoles.
L’éducation est également une priorité avec des investissements pour réhabiliter l’école Louis Pasteur (1,16 M€), mettre aux normes l’école Louise Michel (177 780 €), et améliorer les équipements pédagogiques et numériques.
L’inflation et l’augmentation des coûts de l’énergie ont considérablement affecté les budgets municipaux. Quelles conséquences pour la ville ?
Pour notre commune cela se traduit par :
Une augmentation des coûts de l’énergie et des matières premières.
Une hausse des dépenses de personnel, avec un surcoût de 500.000 € par an pour les cotisations retraites (CNRACL).
L’impact du GVT (Glissement Vieillesse Technicité) sur la masse salariale, renforcé par les revalorisations et les hausses des cotisations employeur.
L’augmentation de l’indice des prix à la consommation, décidé par l’Etat, affectant les charges de fonctionnement.
Quelles actions concrètes la ville a-t-elle mis en oeuvre pour réduire ses dépenses tout en maintenant la qualité des services aux habitants ?
Pour répondre à cette impératif, la ville a mis en place plusieurs mesures :
Suspension temporaire du recrutement pour certains postes et réorganisation interne.
Rationalisation des dépenses de fonctionnement et optimisation des contrats.
Gestion optimisée des subventions pour soutenir les associations et services sociaux.
Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments municipaux.
Passage en LED de l’éclairage public pour réduire les coûts à long terme.
D’autres communes augmentent les impôts locaux. Est-ce une option pour la Ville ?
Non, la majorité actuelle a réaffirmé son engagement à ne pas augmenter les taux d’imposition, qui sont figés depuis 2001. La hausse des recettes fiscales dépend uniquement de l’évolution des bases fixées par l’État.
Quels sont les investissements prévus malgré ce contexte difficile ?
Malgré le contexte budgétaire contraint, la municipalité prévoit plusieurs investissements majeurs :
Rénovation de l’Hôtel de Ville (1,46 M€).
Aménagement d’une salle des mariages et d’un espace d’exposition au Château des Acacias (1,42 M€).
Modernisation de la vidéoprotection (467 k€).
Rénovation des écoles et équipements sportifs (1,22 M€).
Réaménagement de la place Anatole France (620 k€).
Amélioration de l’éclairage public en LED (200 k€).
Création d’aires de jeux et d’équipements sportifs extérieurs.
Quel message souhaitez-vous adresser aux habitants qui s’interrogent sur l’avenir financier de leur ville ?
Les finances de la ville sont gérées avec rigueur. Malgré un contexte difficile, la fiscalité reste stable, les services publics préservés et les investissements maintenus.
La dette a diminué de 10 % en quatre ans, preuve d’une gestion maîtrisée et transparente.
Catégorie : La ville
Saviez-vous qu’une équipe dédiée œuvre en permanence pour garantir le bon fonctionnement des bâtiments publics que vous fréquentez régulièrement, qu’il s’agisse de votre école, de votre gymnase ou d’autres infrastructures ? Cette équipe appartient au Service Patrimoine Bâtiments, un acteur essentiel du bon déroulement de la vie communale.
Ce service réunit une équipe dynamique et multi compétente de sept agents aux profils variés. Électriciens, plombiers, chauffagistes, peintres, spécialistes en gestion énergétique…se partagent des missions techniques. Le directeur du Patrimoine, responsable du service, Salah Bendjelid, architecte de formation, explique : « Notre équipe conjugue réactivité et proactivité. Nous devons préserver notre patrimoine tout en répondant aux besoins contemporains en matière de confort, d’efficacité énergétique et de sécurité. » Cette diversité de talents permet une approche complète et cohérente pour chaque projet, en collaboration étroite avec d’autres services municipaux tels que les finances, la logistique, les services techniques, la voirie, garantissant ainsi des interventions fluides et rapides.
Sécurité, accessibilité et innovation : des priorités absolues
La sécurité et l’accessibilité des bâtiments publics constituent des priorités essentielles pour le service. Des interventions régulières sont menées pour garantir le respect des normes en vigueur, qu’il s’agisse de l’installation d’équipements pour personnes à mobilité réduite, de la mise aux normes des installations électriques ou de travaux de sécurité incendie
Dans un monde en pleine transition écologique, le Service Patrimoine Bâtiments adopte également des pratiques innovantes. L’installation de panneaux solaires, la rénovation thermique des bâtiments publics et l’utilisation de matériaux écoresponsables font partie des initiatives concrètes qui visent à réduire l’empreinte carbone de la ville et à répondre aux défis environnementaux contemporains.
Réactivité et gestion rigoureuse au quotidien
Au-delà des grands projets de rénovation, le service assure également une gestion quotidienne rigoureuse des infrastructures municipales. Cela comprend la prise en compte de situations d’urgence, telles que des fuites d’eau, de gaz, des pannes de chauffage ou des problèmes électriques, nécessitant une intervention rapide et efficace. Grâce à un système d’astreinte, les agents sont disponibles 7 jours sur 7, prêts à intervenir à toute heure, pour garantir la sécurité et le confort des usagers. Salah Bendjelid insiste : « La réactivité fait partie intégrante de notre mission. Nous devons être prêts à agir immédiatement pour préserver la qualité de vie des habitants. »
Une gestion financière optimale et une vision durable
La gestion des ressources et des coûts est une autre facette essentielle du travail. Le respect des délais et des budgets est impératif pour chaque projet. Le service travaille de manière étroite avec le service des finances pour garantir une utilisation optimale des ressources publiques, tout en maintenant un niveau de qualité élevé dans les travaux réalisés. Enfin, le service ne se contente pas de gérer l’existant. Il s’engage dans des projets d’envergure, tournés vers l’avenir, en intégrant des solutions durables et des rénovations énergétiques. Salah Bendjelid résume ainsi cette vision : « Nous devons préserver notre patrimoine tout en répondant aux enjeux écologiques et aux nouvelles technologies, pour créer une ville plus verte, plus résiliente.
Près de 100 bâtiments publics Groupes scolaires et crèches
Louis-Herriot, Louise Michel, Alain-Bashung, Frédéric Joliot-Curie, Les Rouvres, Sonia Delaunay… Structures sportives
Gymnases, courts de tennis, terrain de football, stade, espace Joseph-Mahmoud, dojo Marc-Alexandre, salle Georges-Brassens…) Services de la Mairie
Mairie annexe, mairie de quartier, services techniques, service jeunesse, service enfance., Police Municipale… Salles municipales
Daniel Féry, Gaston Vial, foyer du Lac, Foyer Ambroise-Croizat, salle Huido… Structures municipales
Cimetière, Régie centralisée, château des Acacias, Point d’Accès au Droit, locaux associatifs,…