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Nouvelle promotion du Parcours d’Excellence au collège Paul Éluard

Au collège Paul Éluard de Vigneux-sur-Seine, la 7ᵉ promotion du Parcours d’Excellence entame une nouvelle aventure. Ce dispositif exi­geant et bienveillant révèle le potentiel de chaque élève et agit comme un tremplin vers la réussite scolaire, person­nelle et citoyenne. Il cultive la curiosité, la persévérance et l’ambition, bien au-delà des notes. En bref : Vouloir et oser !

Au collège Paul Éluard de Vigneux-sur-Seine, la 7ᵉ promotion du Parcours d’Excellence entame une nouvelle aventure. Ce dispositif exi­geant et bienveillant révèle le potentiel de chaque élève et agit comme un tremplin vers la réussite scolaire, person­nelle et citoyenne. Il cultive la curiosité, la persévérance et l’ambition, bien au-delà des notes. En bref : Vouloir et oser !

 

Dans les couloirs du collège, souffle l’audace d’une école qui croit en la force de chacun et donne à chaque jeune les moyens d’aller plus loin et de croire en ses rêves. Rencontre avec M. Piallat, Principal de l’établissement, et Mme Bodinier, professeure de Sciences de la Terre et de la Vie (SVT) et référente du dispositif, pour découvrir les cou­lisses d’un projet où excellence rime avec motivation et confiance…

Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer et de soutenir le Parcours d’Ex­cellence ?

Mme Bodinier : « J’ai eu la chance de suivre une forma­tion d’excellence dont je mesure chaque jour la richesse. Enseigner a toujours été une vocation, et le faire au collège Paul Éluard, en Réseau d’éducation prioritaire (REP), donne tout son sens à ma mis­sion : transmettre, éveiller, être utile. Pro­fesseure de Sciences de la Vie et de la Terre, j’ai toujours voulu susciter des vocations scientifiques. Le Parcours d’Excellence incarne une pédagogie de projets, fondée sur la confiance, la curio­sité et l’ambition. Dans un environne­ment de REP, l’autocensure reste forte : certains parents n’imaginent pas forcé­ment d’études supérieures pour leurs enfants. Notre rôle est d’aider chaque élève à croire en lui et à oser rêver. De­puis 2019, une équipe pluridisciplinaire partage cette même énergie, toujours intacte sept ans plus tard !»

M Piallat : « Cette autocensure existe bel et bien : des élèves pouvant poten­tiellement prétendre aux filières générales ou technologiques pré­fèrent parfois s’orienter vers des filières profes­sionnelles par manque de confiance ou d’ambition. Mme Bodi­nier coordonne ce projet avec rigueur et passion, et la direction veille à lui accor­der les moyens nécessaires, tout en lais­sant une réelle liberté pédagogique. C’est une démarche exigeante, mais profondément humaine.»

Si vous deviez résumer le parcours en une phrase ?

Mme Bodinier : « « Quel que soit ton niveau, tu progres­seras ! » Voilà l’esprit du projet : non pas former un groupe d’exception, mais en­courager chaque élève à se dépasser, s’ouvrir au monde et gagner en confiance.»

M Piallat : «L’excellence, c’est l’engagement avant tout. Ce parcours s’adresse à tous ceux qui veulent apprendre, comprendre et progresser, quelle que soit leur future voie : scientifique, artistique, technique ou manuelle.»

Comment sélectionnez-vous les élèves et que remarquez-vous chez eux ?

Mme Bodinier : «Chaque printemps, les élèves de 4ᵉ peuvent candidater. Après une présen­tation par leurs camarades, les volon­taires remplissent un dossier sur leurs qualités, passions et projets. En sep­tembre, ils présentent ce dossier devant une commission composée d’ensei­gnants et de personnels éducatifs. Les critères essentiels sont le sérieux, l’assi­duité et la motivation. Les candidats re­tenus, réservés uniquement à la classe de 3ᵉ, forment une nouvelle promotion avec un nom et une devise, renforçant le sentiment d’appartenance. Ce parcours d’excellence implique un engagement sur un temps supplémentaire de 17 h à 18 h les lundis, mardis et jeudis, parfois le mercredi après-midi. Leur investisse­ment est reconnu dans le bulletin et c’est une véritable plus-value pour la suite de leur parcours. Ils suivent égale­ment la formation PSC1, participent à des sorties culturelles et citoyennes, et bénéficient du soutien et de la fierté de leurs familles.»

M Piallat : «L’assiduité est essentielle, car le dispo­sitif mobilise des moyens importants. Les élèves doivent s’engager jusqu’au bout, mais les trois heures hebdoma­daires offrent un équilibre idéal pour en­richir leur parcours sans nuire aux ap­prentissages fondamentaux.»

Quelles thématiques rencontrent le plus de succès ?

Mme Bodinier : « Les thématiques scientifiques et ci­toyennes suscitent un vif enthousiasme. Elles éveillent la curiosité, affûtent l’es­prit critique et ouvrent à la réflexion sur le monde. Certains y découvrent leur vocation (médecine, droit…) et com­prennent qu’ils peuvent agir, devenir ac­teurs du changement et construire un avenir plus juste et éclairé. »

M Piallat : «Pour les élèves de REP, la concrétisa­tion des apprentissages est fondamen­tale. Les visites et sorties pédagogiques jouent également un rôle essentiel. Commémorations, rencontres cultu­relles, découvertes scientifiques : ces moments concrets ancrent les savoirs et montrent à quel point l’école peut ou­vrir les portes du monde.»

Une expérience marquante ?

Mme Bodinier  : « Chaque année, la visite du Généthon à Évry laisse une forte impression. Les élèves découvrent, à deux pas de chez eux, un centre de recherche mondiale­ment reconnu. L’histoire d’Ibra­hima, un enfant sauvé par une seule dose de thérapie gé­nique, les bouleverse et leur fait comprendre que la science, au-delà des chiffres et des formules, peut changer des vies.»

M Piallat : « Ces expériences donnent du sens à leurs apprentissages. Ils voient que la connaissance est vivante, qu’elle relie les disciplines à la société, et qu’eux-mêmes peuvent être acteurs du pro­grès.»

Quels progrès observez-vous chez eux ?

Mme Bodinier : « C’est une progression exponentielle. Au début timides et hésitants, les élèves gagnent en autonomie, en confiance et en curiosité. Ils osent davantage, parti­cipent, posent des questions, et prennent conscience que leur avenir leur appartient.»

M Piallat : « Cette ouverture élargit réellement le champ des possibles. Les élèves dé­couvrent des métiers et des horizons auxquels ils n’auraient jamais pensé. Et lorsque la motivation s’allie à un objectif clair, tout devient réalisable : les bar­rières tombent, et les ambitions prennent forme.»

Quelles qualités développent-ils le plus ?

Mme Bodinier : « La curiosité au sens intellec­tuelle, la persévérance, l’auto­nomie, mais aussi la solidarité et la fierté collective. Chaque promotion devient une véri­table équipe : ils s’encou­ragent, se soutiennent, se tirent vers le haut. Ces qualités hu­maines les accompagneront bien au-de­là du collège. »

Quel message adresser à la nouvelle promotion ?

Mme Bodinier : « Osez ! Donnez le meilleur de vous-mêmes, croyez en vos rêves et ne crai­gnez