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Budget municipal : Conjuguer prudence et ambition

Budget municipal : Conjuguer prudence et ambition Budget

Face à un contexte économique tendu (inflation, hausse des coûts de l’énergie et des taux d’intérêt), la municipalité veille à maintenir des services publics de qualité tout en poursuivant des investissements structurants. Joël Gruere, adjoint au Maire en charge des finances, nous présente les enjeux et les choix budgétaires de la Ville.

 

Quelles sont les grandes priorités ?

Elles se concentrent sur la maîtrise des finances et la qualité des services publics, avec les objectifs suivants :

  • Stabilité fiscale et maintien des taux d’imposition.
  • Investissements dans la rénovation de l’Hôtel de Ville, la vidéoprotection, la modernisation des équipements scolaires et sportifs et la voirie.
  • Gestion rigoureuse des dépenses pour dégager une épargne nette sans alourdir l’endettement.
  • Soutien aux associations et services sociaux avec des subventions stables.

 

En matière de sécurité :

  • 467 000 € pour moderniser la vidéoprotection et le Centre de Supervision Urbaine.
  • Acquisition de caméras-piétons et d’un nouveau véhicule pour la police municipale.
  • Subvention de 194.580 € pour renouveler les équipements de vidéoprotection.
  • Mise en conformité du Plan Particulier de Mise en Sûreté dans les écoles.

L’éducation est également une priorité avec des investissements pour réhabili­ter l’école Louis Pasteur (1,16 M€), mettre aux normes l’école Louise Michel (177 780 €), et améliorer les équipe­ments pédagogiques et numériques.

 

L’inflation et l’augmentation des coûts de l’énergie ont considérablement affecté les budgets municipaux. Quelles conséquences pour la ville ?

Pour notre commune cela se traduit par :

  • Une augmentation des coûts de l’énergie et des matières premières.
  • Une hausse des dépenses de personnel, avec un surcoût de 500.000 € par an pour les cotisations retraites (CNRACL).
  • L’impact du GVT (Glissement Vieillesse Technicité) sur la masse salariale, renforcé par les revalorisations et les hausses des cotisations employeur.
  • L’augmentation de l’indice des prix à la consommation, décidé par l’Etat, affectant les charges de fonctionnement.

 

Quelles actions concrètes la ville a-t-elle mis en oeuvre pour réduire ses dépenses tout en maintenant la qualité des services aux habitants ?

Pour répondre à cette impératif, la ville a mis en place plusieurs mesures :

  • Suspension temporaire du recrutement pour certains postes et réorganisation interne.
  • Rationalisation des dépenses de fonctionnement et optimisation des contrats.
  • Gestion optimisée des subventions pour soutenir les associations et services sociaux.
  • Amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments municipaux.
  • Passage en LED de l’éclairage public pour réduire les coûts à long terme.

 

D’autres communes augmentent les impôts locaux. Est-ce une option pour la Ville ?

Non, la majorité actuelle a réaffirmé son engagement à ne pas augmenter les taux d’imposition, qui sont figés depuis 2001. La hausse des recettes fiscales dépend uniquement de l’évolution des bases fixées par l’État.

 

Quels sont les investissements prévus malgré ce contexte difficile ?

Malgré le contexte budgétaire contraint, la municipalité prévoit plusieurs inves­tissements majeurs :

  • Rénovation de l’Hôtel de Ville (1,46 M€).
  • Aménagement d’une salle des mariages et d’un espace d’exposition au Château des Acacias (1,42 M€).
  • Modernisation de la vidéoprotection (467 k€).
  • Rénovation des écoles et équipements sportifs (1,22 M€).
  • Réaménagement de la place Anatole France (620 k€).
  • Amélioration de l’éclairage public en LED (200 k€).
  • Création d’aires de jeux et d’équipements sportifs extérieurs.

 

Quel message souhaitez-vous adresser aux habitants qui s’interrogent sur l’avenir financier de leur ville ?

Les finances de la ville sont gérées avec rigueur. Malgré un contexte difficile, la fiscalité reste stable, les services publics préservés et les investissements maintenus.

La dette a diminué de 10 % en quatre ans, preuve d’une gestion maîtrisée et transparente.