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Aïcha : « Je croyais que la tour me choisissait autant que je la choisissais »
Mars 2011. Après trois années d’hôtel, Aïcha grimpe jusqu’au 8ᵉ étage, le cœur serré, ses deux enfants contre elle. En ouvrant la porte du duplex lumineux, elle murmure : « C’est ici. C’est pour nous », puis fond en larmes. « J’avais l’impression qu’on me rendait ma dignité. La lumière… J’avais oublié ce que c’était que d’être chez soi. ». Chaque matin, elle se levait pour voir le soleil entrer : « C’était mon rituel, mon moment de paix ». L’ascenseur en panne durant six mois n’entame pas son attachement. « Je mon¬tais les sacs à bout de bras. Mais les voisins pro¬posaient toujours de l’aide. On n’était jamais seule ici. ».
Quand la dégradation arrive, elle la ressent presque physiquement. « Les vitrines fermées, les bruits la nuit… Comme si la tour s’assombrissait, comme si elle souffrait. » Dernière habitante durant six mois, elle montait les paliers en écoutant ses propres pas. « J’avais l’impression que la tour retenait son souffle, qu’elle attendait que je parte. Je me sentais responsable d’elle ». Aujourd’hui relogée, Aïcha a laissé un morceau d’elle là-bas. « Je la vois tomber… et j’ai mal. Mais il faut que le quartier revive, qu’il retrouve de la lumière. Comme celle que j’ai trouvée ici. ».
Échata, la verticalité et le monde à ses pieds
Arrivée en 2017 depuis Grigny, Échata découvre dans la tour un quartier où l’entraide n’est pas un concept, mais un réflexe. L’as¬censeur en panne la fait souffrir, elle peine à se déplacer et par¬fois, les bus espacés la contraignent à partir à 5 heures du matin pour arriver au travail. Mais malgré la fatigue, c’est le tissu humain qu’elle retient. Elle raconte ce jour où plusieurs voisins, la voyant en difficulté, ont monté pour elle les courses. Elle évoque les discussions de palier, les gestes discrets, les yeux qui veillent. « La tour tissait des liens. La voir s’éteindre, c’est voir s’effriter un repère, un fragment de verticalité qui façonnait nos vies ». Comme Aïcha, elle déplore la dégradation progressive du quartier, mais elle voit dans la requalification une promesse : un espace plus sûr, plus animé, plus digne, des familles qui y grandissent…
Nicole, la chaleur des foyers
Nicole a vécu trente-trois ans à la tour Charon, de 1977 à 2010. Lorsqu’elle s’y installe, elle découvre un duplex avec balcon : « C’était fantastique ! » dit-elle, un sourire chargé de souvenirs illuminant son visage. À l’époque, le pied de la tour n’était pas vide mais vibrant : marchand de journaux, bijouterie, boulange¬rie… Un univers vertical où chacun se connais¬sait, où les visages familiers tissaient la vie du quartier.
Elle se rappelle les brocantes sur la place, les étés foisonnants, les enfants courant entre les bâtiments, la convivialité qui semblait naturelle. Dans son immeuble, les odeurs de cuisine se mêlaient et racontaient la mosaïque des habitants. Avec le temps, les liens se sont distendus, les commerces ont fermé, et la tour a peu à peu perdu une part de sa chaleur. L’an¬nonce de sa destruction ne l’a pas surprise, mais elle l’a profondément touchée. « Ici, c’était un vrai quartier. La tour portait l’identité de nos vies ». Aujourd’hui, elle place beaucoup d’espoir dans la requalification de la Croix-Blanche : « Il faut de la vie, des commerces, des jardins, des lieux pour se croiser… Une ville doit évoluer, mais toujours garder son âme. »
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Quand la tour parle encore…
Dans l’imaginaire de ceux qui l’ont habitée, une voix demeure, presque palpable, comme un fil invisible reliant tous les étages : « J’ai vu vos enfants grandir. J’ai porté vos fatigues, vos fêtes, vos parfums de cuisine. J’ai recueilli vos forces et vos fragilités. On me démolit, oui… mais grâce à vous, je continue ». Cette voix « quasi métaphorique » suffit à raviver silhouettes, rires et confidences échangées sur le seuil des portes. Elle porte la chaleur des solidarités, les amitiés des couloirs, les retrouvailles sur un palier devenu refuge. Elle dit l’essentiel : la tour fut, pour beaucoup, une maison plus large que leurs murs, un village vertical où l’on se re¬connaissait.
Les « pierres » tomberont, mais les « échos du passé » resteront, suspendus à la mémoire. Ils glisseront dans les rues réinventées, se fondront dans les jardins à venir, accompagneront les pas de ceux qui marcheront sur cette terre déjà imprégnée de vies. La tour Charon a accompli sa mission : abriter, protéger, rassembler. Tant que ses histoires seront racontées, elle continuera de veiller, discrète mais vivante, sur le quartier qu’elle a vu naître, comme une lumière qui jamais ne s’éteint…
Vos bus dans votre poche
Accessible gratuitement, jour et nuit, en un clic depuis votre smartphone, ce service permet de savoir simplement et rapidement quand passe le prochain bus.
En arrivant à l’arrêt ou en quittant son domicile, une question revient souvent : « Ai-je le temps ou vais-je devoir attendre longtemps ? »
La réponse est directement accessible depuis l’application officielle de la Ville. Celle-ci permet de consulter en temps réel le temps d’attente avant le passage des deux prochains bus de votre ligne, ainsi que les horaires de la journée, y compris le week-end.
Résultat : moins d’attente aux arrêts, un réel gain de temps et davantage de sérénité, notamment en cas d’aléas ou de perturbations. Il est également possible de consulter le plan de l’ensemble des arrêts et leur liste, classée par proximité ou par ordre alphabétique, selon les besoins.
Le service couvre toutes les lignes desservant les neuf communes de la communauté d’agglomération Val d’Yerres Val de Seine, de Draveil à Quincy-sous-Sénart, jusqu’aux terminus des lignes. Les informations affichées s’appuient sur les données officielles du réseau de transport et sont actualisées régulièrement, garantissant une information fiable au quotidien.
Comment activer la « tuile » Bus
Si l’application est déjà installée sur votre téléphone, aucune manipulation ne sera nécessaire, sauf si les mises à jour automatiques sont désactivées, auquel cas il suffira de les accepter manuellement.
Pour l’ajouter à votre écran d’accueil, il suffira de cliquer sur l’icône « + », en bas de l’écran, puis de sélectionner la « tuile » Bus, à côté de celle dédiée aux RER.
Choisissez ensuite votre ligne, puis votre arrêt. Les informations liées à votre trajet resteront accessibles à tout moment depuis l’écran d’accueil.
Vous n’avez pas encore l’application ?
Il suffit de l’installer en cliquant sur les liens ci-dessous :
– Pour les smartphone Android – Google Play
– Pour les iPhones iOS – Apple Store
Ce service s’inscrit dans la volonté de la Ville de Vigneux-sur-Seine de faciliter les déplacements des habitants et de proposer des outils numériques simples, utiles et accessibles à tous
Le matin s’étire sur la place Anatole France, encore traversée par les bruits sourds des engins et les éclats de lumière sur les palissades. Le marché d’autrefois n’est plus, notamment du fait du Covid et de l’évolution des usages, mais il laisse dans son sillage une mémoire encore vive, presque tangible, qui se mêle aujourd’hui à l’espoir d’un renouveau attendu.
Face à ce chantier qui transforme le quotidien, les commerçants esquissent déjà, chacun à leur manière, les contours de la future place : celle qui redonnera souffle, fierté et vitalité au cœur du quartier.
Magali, fleuriste chez Primavera, évoque l’avenir avec pragmatisme et sensibilité :
« On attend tous demain avec impatience : une vraie place, ouverte, accueillante. Mais comme pour une maison qu’on rénove, il faut accepter les désagréments. Le plus dur, c’est de se dire : j’espère qu’ils continueront à venir malgré les travaux. »
Charity, courtière en assurance, observe le chantier comme un indicateur du futur :
« Pour l’instant, c’est compliqué : un espace étroit, des flux de voitures, peu de lisibilité. Mais je suis convaincue que la place finie apportera plus de sécurité et une nouvelle dynamique. Beaucoup attendent de voir… moi aussi. »
Petra, pharmacienne, pense avant tout à ses clients les plus fragiles :
« Les personnes âgées ont aujourd’hui beaucoup de difficultés à manœuvrer. Tout est en biais, serré, parfois glissant. Demain, avec des trottoirs plus larges et plus lisses, on gagnera en sérénité. On espère aussi l’arrivée de nouveaux services, comme des médecins. »
Un peu plus loin, Dimitri, primeur, suit l’évolution du projet avec attention :
« Le stationnement central nous a d’abord inquiétés. Puis, en retravaillant les plans avec la municipalité, on s’est rendu compte que c’était plutôt bien pensé : ouvert, fluide, sécurisé. La vraie crainte reste la fermeture pendant les travaux. Sans communication claire, les habitants risquent d’éviter la place. »
Pour Kartal, gérant du bar-tabac, la transformation ouvre de nouvelles perspectives :
« Avec de vrais trottoirs, je pourrai installer quelques tables. Les voitures ne seront plus collées aux vitrines. On respire davantage, on attire autrement. »
Sonny, restaurateur de Chez Nany, imagine déjà les premiers soirs en terrasse :
« Le jour de l’inauguration, si la communication est à la hauteur, je suis persuadé que tout le quartier va revivre. On va enfin ressembler à un vrai petit centre-ville. »
Installée depuis quinze ans, Nathalie, opticienne, porte un regard à la fois lucide et confiant :
« La place s’essoufflait, il fallait agir. Oui, les mois à venir seront difficiles, mais je suis convaincue que le résultat sera à la hauteur. Juillet 2026 est très attendu. »
Dans cette attente se mêlent nostalgie et prudence, mais c’est surtout une ambition collective qui se dessine. Une place pensée comme un véritable carrefour de vie, végétalisée, apaisée par une zone 30, sécurisée, et rendue plus durable par un éclairage LED. Un espace réinventé, bien plus qu’un simple lieu de passage.
« La caméra sécurise nos missions et éclaire les situations délicates », explique Odette, cheffe de la police municipale. « Chaque agent l’active en fonction du contexte, et nous prévenons systématiquement les personnes concernées que l’intervention est enregistrée ». Pour Guillaume, brigadier, l’outil apaise les échanges : « Sa seule présence instaure un climat de confiance. Les habitants savent que tout est tracé, que chacun est protégé, et cela favorise des interactions plus mesurées, plus respectueuses ».
Fonctionnement et protection stricte des données
Les policiers gèrent eux-mêmes leur caméra, de son déclenchement à la consultation des images. « Les enregistrements sont conservés 30 jours dans une pièce sécurisée du poste de police », précise Odette. « Conformément aux règles de la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés), seuls les personnels habilités y ont accès, et uniquement lorsqu’un dossier administratif ou judiciaire le requiert ».
Au-delà du cadre réglementaire, l’outil devient aussi un levier d’apprentissage. « Revoir nos interventions nous aide à progresser, à ajuster notre manière d’aborder certaines situations et à renforcer nos pratiques professionnelles », souligne Guillaume.
Un impact concret sur le terrain
La caméra influence également le comportement des citoyens. « Même dans des contextes sensibles, elle encourage chacun à garder son calme. Le dialogue s’installe plus naturellement », observe Odette. Guillaume précise : « Elle restitue les faits tels qu’ils se déroulent et protège autant les agents que les habitants, en garantissant la clarté de nos interventions ».
Un symbole de modernité et de respect
Pour l’équipe, la caméra va bien au-delà de la simple captation d’images. Odette : « C’est un marqueur de professionnalisme. Elle montre que chaque geste est mesuré et que nos actions sont menées dans le respect de tous ». Guillaume : « Elle révèle aussi des moments de réassurance : un mot posé, un geste calme, une explication donnée avec bienveillance. Ces séquences deviennent les témoins discrets de notre engagement quotidien ». Discrète mais visible, la caméra accompagne les agents dans toutes leurs missions. Elle incarne une police de proximité moderne, où la sécurité s’appuie sur l’écoute et la transparence. À Vigneux-sur- Seine, elle n’est pas qu’un équipement : c’est un lien concret entre protection, responsabilité et confiance, au service d’une sécurité plus humaine et partagée.
Le conseil municipal de Vigneux-sur-Seine, réuni le jeudi 13 novembre 2025, a adopté une délibération importante pour la vie quotidienne des habitants : le déplacement du marché de la Patte d’Oie vers la place du 14 Juillet. Une décision à la fois nécessaire et porteuse d’avenir, inscrite dans le vaste projet de renouvellement urbain du quartier des Briques Rouges et de la place du 8 mai 1945, appelé à se transformer en profondeur dans les mois à venir…
Pour rappel, l’actuel marché de la Patte d’Oie se situe sur un secteur concerné par plusieurs opérations majeures :
Ces interventions, nécessaires à la requalification du quartier, rendent le maintien du marché impossible pour des raisons techniques, sanitaires et de sécurité publique. Afin de préserver la continuité de l’activité commerciale, la Ville a étudié plusieurs sites avant de retenir celui de la place du 14 Juillet, dont la situation centrale, la visibilité et l’accessibilité en font un choix naturel.
Un projet mené en concertation avec les commerçants
Depuis plusieurs mois, la municipalité a mené un dialogue constructif avec les commerçants du marché de la Patte d’Oie, régulièrement consultés sur les conditions du transfert. Ces échanges ont permis d’ajuster le projet aux réalités du terrain et d’assurer une transition dans les meilleures conditions.
Une organisation pensée pour mieux répondre à la fréquentation et renforcer l’attractivité du futur marché.
Des aménagements pensés pour le confort de tous Pour accueillir ce nouveau marché dans les meilleures conditions, la Ville a entrepris plusieurs travaux d’aménagement sur la place du 14 Juillet :
Ces aménagements visent à garantir un marché moderne, propre et fonctionnel, fidèle à l’esprit de convivialité et de proximité qui fait la richesse du commerce local.
Un nouveau centre de vie pour les Vigneusiens
Le déplacement du marché, validé par la Fédération Nationale des Marchés de France dans son avis du 10 octobre 2025, marque une nouvelle étape dans la revitalisation du cœur de ville. En rejoignant la place du 14 Juillet, le marché retrouvera toute sa vocation sociale et humaine : un lieu d’échanges, de rencontres et de vie, où les habitants pourront continuer à partager ce goût du lien et des produits de qualité. Plus qu’un simple déménagement, il s’agit d’un nouveau départ pour un symbole fort du vivre-ensemble vigneusien. Un marché renouvelé, au cœur d’une ville qui change, mais qui reste fidèle à ce qu’elle a de plus précieux : sa proximité, sa convivialité et son esprit de partage…
Dans les couloirs du collège, souffle l’audace d’une école qui croit en la force de chacun et donne à chaque jeune les moyens d’aller plus loin et de croire en ses rêves. Rencontre avec M. Piallat, Principal de l’établissement, et Mme Bodinier, professeure de Sciences de la Terre et de la Vie (SVT) et référente du dispositif, pour découvrir les coulisses d’un projet où excellence rime avec motivation et confiance…
Qu’est-ce qui vous a donné envie de créer et de soutenir le Parcours d’Excellence ?
Mme Bodinier : « J’ai eu la chance de suivre une formation d’excellence dont je mesure chaque jour la richesse. Enseigner a toujours été une vocation, et le faire au collège Paul Éluard, en Réseau d’éducation prioritaire (REP), donne tout son sens à ma mission : transmettre, éveiller, être utile. Professeure de Sciences de la Vie et de la Terre, j’ai toujours voulu susciter des vocations scientifiques. Le Parcours d’Excellence incarne une pédagogie de projets, fondée sur la confiance, la curiosité et l’ambition. Dans un environnement de REP, l’autocensure reste forte : certains parents n’imaginent pas forcément d’études supérieures pour leurs enfants. Notre rôle est d’aider chaque élève à croire en lui et à oser rêver. Depuis 2019, une équipe pluridisciplinaire partage cette même énergie, toujours intacte sept ans plus tard !»
M Piallat : « Cette autocensure existe bel et bien : des élèves pouvant potentiellement prétendre aux filières générales ou technologiques préfèrent parfois s’orienter vers des filières professionnelles par manque de confiance ou d’ambition. Mme Bodinier coordonne ce projet avec rigueur et passion, et la direction veille à lui accorder les moyens nécessaires, tout en laissant une réelle liberté pédagogique. C’est une démarche exigeante, mais profondément humaine.»
Si vous deviez résumer le parcours en une phrase ?
Mme Bodinier : « « Quel que soit ton niveau, tu progresseras ! » Voilà l’esprit du projet : non pas former un groupe d’exception, mais encourager chaque élève à se dépasser, s’ouvrir au monde et gagner en confiance.»
M Piallat : «L’excellence, c’est l’engagement avant tout. Ce parcours s’adresse à tous ceux qui veulent apprendre, comprendre et progresser, quelle que soit leur future voie : scientifique, artistique, technique ou manuelle.»
Comment sélectionnez-vous les élèves et que remarquez-vous chez eux ?
Mme Bodinier : «Chaque printemps, les élèves de 4ᵉ peuvent candidater. Après une présentation par leurs camarades, les volontaires remplissent un dossier sur leurs qualités, passions et projets. En septembre, ils présentent ce dossier devant une commission composée d’enseignants et de personnels éducatifs. Les critères essentiels sont le sérieux, l’assiduité et la motivation. Les candidats retenus, réservés uniquement à la classe de 3ᵉ, forment une nouvelle promotion avec un nom et une devise, renforçant le sentiment d’appartenance. Ce parcours d’excellence implique un engagement sur un temps supplémentaire de 17 h à 18 h les lundis, mardis et jeudis, parfois le mercredi après-midi. Leur investissement est reconnu dans le bulletin et c’est une véritable plus-value pour la suite de leur parcours. Ils suivent également la formation PSC1, participent à des sorties culturelles et citoyennes, et bénéficient du soutien et de la fierté de leurs familles.»
M Piallat : «L’assiduité est essentielle, car le dispositif mobilise des moyens importants. Les élèves doivent s’engager jusqu’au bout, mais les trois heures hebdomadaires offrent un équilibre idéal pour enrichir leur parcours sans nuire aux apprentissages fondamentaux.»
Quelles thématiques rencontrent le plus de succès ?
Mme Bodinier : « Les thématiques scientifiques et citoyennes suscitent un vif enthousiasme. Elles éveillent la curiosité, affûtent l’esprit critique et ouvrent à la réflexion sur le monde. Certains y découvrent leur vocation (médecine, droit…) et comprennent qu’ils peuvent agir, devenir acteurs du changement et construire un avenir plus juste et éclairé. »
M Piallat : «Pour les élèves de REP, la concrétisation des apprentissages est fondamentale. Les visites et sorties pédagogiques jouent également un rôle essentiel. Commémorations, rencontres culturelles, découvertes scientifiques : ces moments concrets ancrent les savoirs et montrent à quel point l’école peut ouvrir les portes du monde.»
Une expérience marquante ?
Mme Bodinier : « Chaque année, la visite du Généthon à Évry laisse une forte impression. Les élèves découvrent, à deux pas de chez eux, un centre de recherche mondialement reconnu. L’histoire d’Ibrahima, un enfant sauvé par une seule dose de thérapie génique, les bouleverse et leur fait comprendre que la science, au-delà des chiffres et des formules, peut changer des vies.»
M Piallat : « Ces expériences donnent du sens à leurs apprentissages. Ils voient que la connaissance est vivante, qu’elle relie les disciplines à la société, et qu’eux-mêmes peuvent être acteurs du progrès.»
Quels progrès observez-vous chez eux ?
Mme Bodinier : « C’est une progression exponentielle. Au début timides et hésitants, les élèves gagnent en autonomie, en confiance et en curiosité. Ils osent davantage, participent, posent des questions, et prennent conscience que leur avenir leur appartient.»
M Piallat : « Cette ouverture élargit réellement le champ des possibles. Les élèves découvrent des métiers et des horizons auxquels ils n’auraient jamais pensé. Et lorsque la motivation s’allie à un objectif clair, tout devient réalisable : les barrières tombent, et les ambitions prennent forme.»
Quelles qualités développent-ils le plus ?
Mme Bodinier : « La curiosité au sens intellectuelle, la persévérance, l’autonomie, mais aussi la solidarité et la fierté collective. Chaque promotion devient une véritable équipe : ils s’encouragent, se soutiennent, se tirent vers le haut. Ces qualités humaines les accompagneront bien au-delà du collège. »
Quel message adresser à la nouvelle promotion ?
Mme Bodinier : « Osez ! Donnez le meilleur de vous-mêmes, croyez en vos rêves et ne craignez

Mercredi 23 septembre, « Le Vide », film immersif de Nadir Loulain, porté par l’Association pour la Création de l’Innovation Artistique et Culturelle (A.C.I.A.C.), emporta élus, magistrats, avocats, policiers, associations et médiateurs dans une plongée intérieure : rixes, sang, mort, et ce qui reste lorsqu’il ne reste plus rien. Cette initiative, portée par le service Médiation de la Ville de Vigneux-sur-Seine et l’association A.C.I.A.C., s’inscrit dans une dynamique nationale ambitieuse, où la réalité virtuelle devient un outil de sensibilisation, d’écoute et de prise de conscience collective. Plus qu’une projection, c’était une alarme, un miroir tendu où l’on ne pouvait détourner le regard…
Les maires de Vigneux-sur-Seine, Draveil, Montgeron et Quincy-sous-Sénart étaient présents avec les élus et acteurs de la prévention. Quatre territoires, quatre voix, mais une seule détermination face à la spirale des violences qui endeuille l’Essonne. Le maire de Vigneux-sur-Seine rappela l’urgence et la responsabilité collective : « Les faits récents montrent que nous devons agir avec détermination, créativité et humanité. Ce projet n’est pas seulement une projection : c’est un outil de sensibilisation et de prévention pour notre jeunesse. Il s’agit de leur offrir une boussole morale, de leur montrer que derrière chaque geste violent se cache une vie, une famille, un avenir. » Il ajouta : « Nous ne pouvons plus fermer les yeux sur la violence. À Vigneux-sur-Seine, nous avons choisi de prendre le problème à bras-le-corps, avec l’ensemble de nos partenaires éducatifs et judiciaires. Il ne s’agit pas de peur, mais de conscience : conscience des conséquences de chaque acte et responsabilité envers notre communauté. »
Trois immersions au bord de l’abîme
Par roulement de vingt spectateurs, chacun plongea trente minutes dans trois chapitres comme trois éclats de tonnerre, trois descentes au cœur du réel.
La rixe : Une ruelle étroite, pavés luisants sous la pluie, odeur de bitume mouillé et de déchets. Trois adolescents surgissent, silhouettes fébriles, voix nerveuses claquant comme du verre brisé. Puis, le chaos : des poings s’élancent, des corps s’entrechoquent, les cris se brisent. Chaque coup est une secousse, chaque souffle une lame dans la poitrine. « Je voulais que le spectateur sente la peur dans son ventre, pas une peur abstraite, mais celle qui colle à la peau », confie le réalisateur.
L’acte fatal : Un éclat métallique fend l’air, un cri étouffé, le corps s’effondre. Le rouge vif éclabousse le sol. Chaque battement de coeur résonne comme un glas. « Ce moment est le coeur du film. La mort ne se répare pas. En une seconde, tout est fini : pour celui qui tombe, pour celui qui frappe, pour les familles, pour tout un quartier. ».
Le cimetière : Silence sépulcral, pluie fine sur les stèles. Odeur de terre humide, de fleurs fanées et d’humus. Plus de cris, plus de tumulte, seulement l’implacable constat : la violence conduit toujours ici. « Beaucoup de jeunes n’ont jamais été confrontés à la mort. Ici, ils la rencontrent », souligne Nadir Ioulain. Un choc nécessaire, une confrontation avec l’ultime conséquence des actes irréfléchis.
Quand les casques tombèrent, la salle resta immobile. La peur, la colère, l’incompréhension… mais aussi une lucidité naissante. « La violence laisse une empreinte, mais ce vide peut devenir lumière », souffle Nadir Ioulain. « Si ce film provoque le silence, c’est déjà une victoire. Le silence est le premier pas.


Du 1er au 4 octobre 2025, la salle Daniel Féry de Vigneux-sur-Seine s’est muée en un vaste navire numérique. Dès la porte franchie, une brise nouvelle effleure les visages. L’atmosphère a quelque chose du départ : calme, attentive, prête à « hisser les voiles ». Organisée conjointement avec le Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) de la ville de Vigneux-sur-Seine et l’association Respect Zone, cette exposition invite à un voyage sensible au cœur du monde numérique. À l’origine du projet, Respect Zone, pionnière de la lutte contre les cyberviolences et promotrice d’une communication bienveillante, accompagne les visiteurs dans cette exploration. Sourires aux lèvres, ses bénévoles remettent à chacun un carnet de bord, passeport symbolique pour naviguer à travers les flots parfois agités du virtuel. Trois îlots roses jalonnent la traversée :
Carnet en main, les visiteurs s’avancent, curieux de comprendre comment un clic peut devenir un geste citoyen. « Je croyais que mes messages étaient invisibles… maintenant, je comprends qu’ils peuvent blesser », confie un élève de sixième. « Parfois, il suffit d’écouter pour calmer la tempête », ajoute une mère. Autour d’eux, les voix se mêlent, les rires se détendent, les échanges s’approfondissent. Peu à peu, enfants, parents, enseignants et éducateurs apprennent à lire la boussole du respect et à tenir la barre de la bienveillance dans cet océan numérique partagé.
Entre tempêtes et rivages lumineux
Le parcours se vit comme une traversée. Certaines zones plongent dans la houle du harcèlement, des rumeurs et des humiliations ; d’autres ouvrent sur des rivages apaisés, où écoute, signalement et respect deviennent des gestes de secours. Des voix résonnent : témoignages, vidéos, enregistrements… comme autant d’étoiles pour guider les navigateurs du web. « Avant, je pensais qu’il suffisait d’ignorer… mais les mots restent, comme des éclats dans la tête », souffle une élève de sixième. « On peut en parler, on n’est pas seul, et on peut même aider les autres à se relever », ajoute une camarade, le regard clair. Les parents comprennent qu’ils ne peuvent pas tout contrôler, mais qu’ils peuvent accompagner, écouter, rassurer. Une bénévole de Respect Zone conclut avec chaleur : « Chaque regard qui s’éclaire, chaque mot qui s’adoucit, c’est une victoire silencieuse. Ces prises de conscience, c’est le vent qui pousse notre mission : faire du numérique un espace où l’on se relie au lieu de se blesser ».
Les escales : balises du voyage
À chaque étape, les visiteurs explorent, jouent, réfléchissent. Les jeux interactifs révèlent le poids des mots ; les mises en situation immersives font ressentir l’impact silencieux de la cyberviolence.
Sur le mur d’expression, pensées et émotions se déposent comme des bouteilles à la mer. Dessins, vidéos et lectures prolongent la réflexion et préparent la suite du voyage. « Je ne réalisais pas que mes messages pouvaient faire mal… Désormais, j’ai envie d’apprendre à m’en servir autrement », avoue un élève de CM2. Chaque expérience devient une vague d’apprentissage, chaque geste une manière d’apprendre à tenir la « barre » avec bienveillance.
Une traversée progressive et partagée
Durant quatre jours, les jeunes ont pris des notes, participé aux jeux et répondu aux questionnaires, guidés par les bénévoles de Respect Zone.
À la fin du parcours, un temps d’échange permettait de mettre des mots sur les émotions ressenties. « J’ai compris que d’autres vivaient la même chose… et que je pouvais les aider à ne pas sombrer », confie un adolescent. À l’issue de cette semaine, les élèves poursuivront l’expérience dans leur établissement, en partageant les leçons tirées : le poids des mots, les ravages du cyberharcèlement et les moyens d’y résister. Ainsi, la sensibilisation devient un geste collectif, qui se propage bien au-delà des murs de la salle Daniel-Féry.
Cette charte s’inscrit dans une démarche volontariste de la Ville pour répondre aux besoins croissants et légitimes des personnes à mobilité réduite.
Consulter la charte en cliquant ci-dessous :
Elle a pour objectif de :
La charte définit ainsi de manière précise :
Avec cette initiative, Vigneux-sur-Seine réaffirme son engagement en faveur d’une ville plus accessible, plus solidaire et plus inclusive pour tous ses habitants.
Trois agents municipaux : Stéphane, Yann et Fabien ont pris le chantier en main, incarnant le service public dans sa dimension la plus concrète et humaine, mêlant savoir-faire, rigueur et engagement pour transformer ce relief en un véritable îlot de fraîcheur, un espace de vie, d’ombre et de découvertes pour les enfants.
En régie directe, ils ont orchestré chaque étape : démolition, tri des gravats, nivellement et préparation d’un sol fertile, prêt à accueillir apprentissage, curiosité et découvertes des enfants. « Ce n’était pas seulement déplacer de la terre, c’était créer un lieu sécurisé et stimulant », confie Yann. « Chaque geste portait du sens ; car cet espace va devenir un refuge ombragé, un terrain d’éveil où la nature et l’émerveillement se rencontrent. ».
Un travail d’équipe et de terrain : l’engagement des agents municipaux
Le chantier fut titanesque : 200 tonnes de gravats retirées et triées pour le recyclage, sous la chaleur écrasante des journées d’été. Chaque couche de terre posée et compactée – dix tonnes au total – préparait patiemment le futur îlot de fraîcheur. Bientôt, bordures et goudron viendront délimiter cet espace, avant l’intervention des agents des espaces verts pour planter huit « Morus » (mûriers de Chine, stériles mais généreusement ombragés), offrant abri et douceur, suivis de l’engazonnement qui viendra parfaire cette métamorphose en un lieu vivant, accueillant et propice aux jeux et aux découvertes.
Au-delà de l’aspect matériel, ce projet incarne pleinement les valeurs du service public : solidarité, engagement et responsabilité. « Nous avons travaillé ensemble, en ajustant nos efforts et en nous soutenant », explique Fabien. « Voir notre travail prendre forme et transformer le quotidien des habitants procure une véritable satisfaction. C’est aussi la fierté de laisser une empreinte durable, visible et vivante pour les générations futures. ».
Pédagogie, nature et fraîcheur : quand la cour devient un lieu d’apprentissage
Pensé pour être à la fois pédagogique et écologique, cet espace offrira aux enfants l’occasion d’observer la nature, de suivre le rythme des saisons et de découvrir la vie des insectes, tout en profitant d’un lieu sûr, apaisant et rafraîchissant. « Quand on sait que ces arbres offriront un abri, un espace de jeux et d’apprentissage, on se sent réellement utiles », confie Yann.
À Louise-Michel, la simple butte s’est muée en îlot de fraîcheur, un geste pour la ville, pour les enfants et pour l’environnement. Une œuvre collective où technique, engagement et poésie s’entrelacent, rendue possible grâce à l’implication de nos agents. Sous le soleil de l’été, Stéphane, Yann et Fabien ont semé bien plus que des arbres : un souffle de vie, un refuge d’ombre et de jeux, un espace d’éveil à la nature, et une part vivante, généreuse et durable de service public, offerte aux générations futures !
La place du 8 mai 1945, régulièrement occupée par des barbecues et rassemblements non autorisés, a fait l’objet le vendredi 22 août d’une intervention énergique. Barnums, barbecues et chaises ont été retirés, les contrevenants verbalisés et trois véhicules mis en fourrière. Les services municipaux ont ensuite nettoyé la place, lui redonnant sa vocation première : un espace de vie apaisé, ouvert à tous et respectueux des riverains. Le lendemain, le lac Montalbot, joyau naturel et précieux patrimoine écologique de la commune, a été la cible d’un rassemblement interdit. Près de quarante personnes ont été évacuées rapidement par les forces de l’ordre, sur instruction du maire et de son adjoint à la Sécurité, Nicolas Alléos, protégeant ainsi ce site fragile et rappelant qu’il appartient à tous de préserver cet héritage pour les générations futures.
Une stratégie globale pour la tranquillité publique
Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie globale de la municipalité, élaborée en lien étroit avec les autorités de l’État, et fondée sur prévention, coordination et fermeté. Plusieurs élus, dont Nicolas Alléos, Bachir Chekini et René Real, se sont mobilisés aux côtés du maire, avec l’appui déterminant de la Police municipale et l’efficacité du Commissariat du Val d’Yerres – Val de Seine et du Groupe de Sécurité de Proximité 150.
Une détermination sans faille
« Ces comportements n’ont pas leur place dans notre ville », affirme la municipalité, qui assume une politique ferme et continue pour protéger durablement l’espace public. Chaque habitant doit pouvoir profiter pleinement de la tranquillité et du respect des règles.
Une vigilance collective
La Ville remercie la Police nationale, la Police municipale, les services municipaux et les habitants, dont les signalements sont précieux pour cette vigilance partagée. En cas de nuisances, chacun peut contacter la Police nationale au 17. Précision importante : À Vigneux-sur-Seine, barbecues sauvages, nuisances, commerce illégal ou occupations abusives n’ont aucun droit de cité : défendre l’espace commun, c’est garantir sécurité, qualité de vie et respect mutuel pour tous !